• Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Les Dents de Morcles, ce sont ces deux masses qui dominent le bas de la Vallée du Rhône, face aux Dents du Midi. Deux gros tas de cailloux!

    Ici la petite Dent de Morcles, on la reconnaît à ses couches de roches sédimentaires plissées.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    De la vallée on a de la peine à s'imaginer que dans ce paradis minéral la végétation s'épanouit avec bonheur et couleurs, tout en discrétion, cependant!

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Voici les trouvailles du jour au bord du sentier, n'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir!

    La campanule recherche de petites fentes pour s'installer...

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    ... de même que l'érine des Alpes

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    La renoncule des glaciers apprécie aussi ces zones caillouteuses à plus de 2300 m...

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    ... et le doronic cherche à s'abriter au creux des rochers.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Même si l'été bat son plein, les petites pensées s'épanouissent à cette saison dans ce beau calcaire gris argenté.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    L'androsace helvétique ne pousse que sur cette roche, le calcaire, toute mimi elle se calfeutre où elle peut.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Une autre plante qui aime l'altitude: le saxifrage à feuilles opposées. On la trouve en Valais à plus de 4000 m. 

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    La bétoine des Alpes, grâce à une petite parcelle de gazon, se déploie aussi dans ces pentes.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Et que dire du tabouret à feuilles rondes qui s'éparpille entre les pierres calcaires jusqu'à plus de 3000 m, une si petite plante, un si joli mauve.

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Il a inspiré ces quelques lignes  à Edward Whimper, le grand alpiniste, en découvrant cette plante dans ses ascensions: "... il m’est arrivé, dis-je, de laisser tomber mes regards sur les chétives plantes que je rencontrais et qui n’avaient parfois qu’une seule fleur sur une seule tige, humbles pionnières de la végétation, atomes de vie dans un monde de désolation, montées si haut, de si loin et de si bas, qui saurait dire comment ? et qui trouvent une maigre subsistance dans quelques recoins privilégiés de ce sol aride." (Escalade dans les Alpes)

    Au bord du chemin... dans la caillasse

     

    Je vous laisse méditer sur ce tabouret!

    Demain vous aurez droit à un banc!


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 26 Juillet à 07:47

    La nature sait mettre de la beauté et de la poésie même dans les endroits les plus improbables... merci de nous le faire découvrir ! Bises

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